Maroc : Silence assourdissant du Makhzen face aux accusations de « Judaïsation » par Nabila Mounib

Par : Mohammed CHOUAKI

Les déclarations de la Députée Marocaine Nabila Mounib, figure de l’Opposition de Gauche au Parti Socialiste Unifié (PSU), soulèvent un débat brûlant sur les effets de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël depuis 2020.

Contexte des accusations

Nabila Mounib dénonce un prétendu plan de « Judaïsation » du Royaume, accusant le Makhzen de faciliter le retour d’Israéliens d’origine Marocaine pour exproprier des terres et influencer les institutions, y compris les Waqfs. Elle alerte sur des pressions pour naturaliser des « Sionistes » et Criminaliser l’Antisémitisme, ce qui, selon elle, heurte le Peuple Marocain. Ces sorties, récurrentes depuis 2023, s’inscrivent dans son opposition farouche à la normalisation, qu’elle qualifie de « trahison » potentiellement explosive pour la sécurité régionale.

Réactions et enjeux

Ses propos, relayés massivement dans les médias Maghrébins, cristallisent les fractures sociétales et politiques au Maroc, où la normalisation divise entre partisans des bénéfices économiques et critiques craignant une perte d’identité. Ils rappellent des tensions plus larges, comme les protestations contre l’influence Israélienne dans la santé ou l’immobilier, tout en ignorant les aspects historiques de la communauté Juive Marocaine. Ce discours virulent renforce l’opposition de gauche mais risque d’exacerber les clivages internes.

Aucune réaction officielle directe du Makhzen n’a été rapportée publiquement aux déclarations récentes de la Députée Nabila Mounib sur la prétendue « Judaïsation » du Royaume.

Silence stratégique

Le pouvoir Marocain adopte souvent une posture de non-réaction face aux critiques d’Opposants de Gauche comme Mounib, figure du PSU, pour éviter d’amplifier leurs voix marginales dans l’hémicycle. Cette tactique vise à marginaliser les dissidences internes sans leur offrir une tribune Officielle, surtout sur des sujets sensibles comme la normalisation avec Israël.

Contexte politique

Les médias Pro-régime qualifient généralement ces sorties de « divagations » ou d’instruments de propagande Algéroise, sans communiqué formel du Palais ou du Gouvernement. Des contre-feux indirects émergent via des relais Loyalistes soulignant les bénéfices économiques de la normalisation, mais rien d’Officiel n’a filtré au 11 mai 2026.

Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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