
Par : Mohammed CHOUAKI
La dette du Maroc envers l’Espagne a connu une hausse spectaculaire de près de 179% entre 2019 et 2025, passant de 263,96 Millions d’Euros à 471,27 Millions d’Euros. Cette augmentation, précisément de 178,57%, reflète un déséquilibre économique croissant dans les relations bilatérales sous le Gouvernement Espagnol de Pedro Sánchez.
Contexte des relations économiques
Depuis 2019, les échanges entre le Maroc et l’Espagne ont atteint des records, mais au prix d’une accumulation de dettes pour Rabat. Le Maroc se classe désormais troisième parmi les pays les plus endettés envers Madrid, derrière la Grèce et Cuba (1 958,28 Millions d’Euros). Cette situation contraste avec d’autres créanciers comme la Chine ou l’Égypte (255,91 Millions d’Euros).
Implications géopolitiques
Ce passif financier s’inscrit dans un rapprochement politique marqué entre les deux pays, malgré des asymétries flagrantes. Alors que l’Espagne est un partenaire clé pour le Maroc, cette dette croissante pourrait peser sur les négociations futures en matière d’énergie, de migration et de commerce. Historiquement, des mécanismes de conversion de dette ont existé, comme en 1996 ou 2003, pour financer des projets d’investissement au nord du Maroc.
Les raisons précises de l’augmentation de 179% de la dette du Maroc envers l’Espagne depuis 2019 ne sont pas détaillées de manière exhaustive dans les sources disponibles, mais plusieurs facteurs contextuels émergent des analyses récentes. Cette hausse spectaculaire, de 263,96 Millions d’Euros en 2019 à 471,27 Millions en 2025, s’explique principalement par un boom des échanges commerciaux bilatéraux déséquilibrés, où les importations Espagnoles vers le Maroc ont explosé sans être compensées par des exportations équivalentes.
Déséquilibre commercial croissant
Malgré des échanges records entre les deux pays, le Maroc accumule un déficit vis-à-vis de l’Espagne, devenant son troisième plus gros débiteur après la Grèce et Cuba. Ce phénomène s’est accentué sous le Gouvernement de Pedro Sánchez, avec une intensification des importations de biens Espagnols (énergie, produits industriels), sans réciprocité suffisante du côté Marocain.
Facteurs géopolitiques et économiques
Le rapprochement politique Maroc-Espagne, marqué par des accords sur la migration et le Sahara Occidental, a favorisé des financements et prêts Espagnols, contribuant à alourdir la créance. Des asymétries financières structurelles, comme la dépendance Marocaine à certains approvisionnements Espagnols, expliquent cette trajectoire, contrastant avec des créanciers comme la Chine ou l’Égypte.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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