Guerre au Moyen-Orient : “Aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie” de carburant, assure Emmanuel Macron

Par : Mohammed CHOUAKI

Le 25 avril 2026, lors d’un déplacement en Grèce, le Président Emmanuel Macron a tenu des propos rassurants sur l’approvisionnement en carburant en France, malgré l’escalade du conflit au Moyen-Orient. Il a déclaré que la situation actuelle ne laisse “envisager aucune pénurie”, soulignant que la France dispose de réserves suffisantes et d’une maîtrise des flux énergétiques. Ces affirmations interviennent dans un contexte de tensions géopolitiques affectant notamment le détroit d’Ormuz, vital pour le transport pétrolier mondial.

Mise en garde contre la panique

Macron a insisté sur le risque de “comportements de panique” qui pourraient eux-mêmes créer des pénuries artificielles. “La pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique”, a-t-il averti, refusant de spéculer sur des scénarios pessimistes. Il a ainsi appelé à la sérénité, affirmant que “la situation est contrôlée” malgré la hausse des prix du carburant.

Contraste avec les alertes du secteur

Ces déclarations contrastent avec celles de Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, qui a évoqué vendredi 24 avril un risque de “pénurie énergétique” si le blocage du détroit d’Ormuz perdure “encore deux ou trois mois”. Macron a écarté ce scénario comme non probable à ce stade, préférant se concentrer sur une gestion proactive.

Appel à une solution diplomatique

Le Président Français a réclamé une “réouverture complète, conforme au droit international, à la liberté de navigation, sans péage sur le détroit d’Ormuz”. Il plaide pour un retour progressif à la normale via la paix et les négociations, dans un conflit opposant des acteurs régionaux et impliquant des puissances comme les États-Unis et Israël. Ces positions s’inscrivent dans une continuité diplomatique Française face aux répercussions économiques du Moyen-Orient.

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a alerté vendredi 24 avril 2026 sur un risque de pénurie énergétique si le blocage du détroit d’Ormuz perdure “encore deux ou trois mois”. Selon les sources disponibles dans le contexte récent, il a évoqué des conséquences majeures pour l’économie mondiale en cas de prolongation du conflit au-delà de quelques mois, avec un potentiel blocage de 10 millions de barils par jour transitant par cette voie stratégique. Ces propos contrastent avec l’optimisme affiché par Emmanuel Macron le lendemain, qui a minimisé ce scénario à court terme.

Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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