Indignité à Messreguine : le Président de l’APC souille la mémoire d’Ahmed Zabana !

Par : Mohammed CHOUAKI

Le 19 juin 1956, Ahmed Zahana, premier Chahid de la Wilaya d’Oran, montait sur l’échafaud Français, la tête haute, pour sceller de son sang le serment de liberté de l’Algérie. Guillotiné par l’armée coloniale, ce héros anonyme des premières heures de la Révolution est devenu un symbole éternel de sacrifice et de résistance.

En sa mémoire, la Wilaya d’Oran a érigé une ville nouvelle dans la commune de Messreguine, portant fièrement son nom : Ahmed Zabana. Un hommage grandiose, une reconnaissance solennelle gravée dans le béton et l’histoire.

Mais que constat-on aujourd’hui ? Une profanation abjecte, orchestrée par le Président de l’APC de Messreguine lui-même ! Devant l’entrée même de cette ville symbolique – là où trône l’emblème national, la photo du Martyr et son nom gravé en lettres d’or sur le cadre de la porte – ce responsable irresponsable a osé installer un dépôt de poubelles puant ! Des ordures entassées, des déchets en putréfaction, juste sous les yeux du Chahid ! Est-ce là le respect dû à celui qui a donné sa vie pour que nous vivions en paix ?

Non, c’est une insulte crachée au visage de tous les Chouhadas, une trahison qui pue autant que ces tas d’immondices.

Comment un élu, investi d’une charge publique, peut-il commettre une telle abomination ? Placer un dépotoir aux ordures devant le portail sacré d’Ahmed Zabana, c’est piétiner la mémoire collective de l’Algérie, salir le Drapeau et les valeurs pour lesquelles des milliers de Martyrs sont tombés. Ce n’est pas une erreur d’urbanisme, c’est un crime moral ! Le Président de l’APC de Messreguine n’a aucun respect pour les Chouhadas, pour leur sacrifice, pour la Nation. Il mérite non seulement la sanction immédiate de ses supérieurs hiérarchiques, mais une destitution exemplaire. Que les Walis, les autorités centrales et les citoyens indignés agissent : déchéance, enquête et radiation !

Les habitants de Messreguine, les Mascariens, les Oranais,et tous les Algériens ne toléreront pas cette humiliation. Ahmed Zabana n’est pas un nom sur une plaque, c’est un flambeau. Et nous veillerons à ce que ces pyromanes de la mémoire nationale soient éteints pour toujours.

Lakoom-Media appelle à la mobilisation pour restaurer la dignité de notre entrée de ville et punir les profanateurs.

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