« Sahara Occidental : l’UE penche pour l’autonomie Marocaine, Polisario crie à la trahison »

Par : Mohammed CHOUAKI

Bruxelles a récemment été le théâtre d’événements soulignant le droit à l’Autodétermination du peuple Sahraoui. Ces initiatives visent à interpeller la communauté internationale sur cette question.

Conférence des juristes (décembre 2024)

Une conférence internationale des juristes s’est tenue au Parlement Européen, réaffirmant le droit du peuple Sahraoui à l’Autodétermination comme seule voie pour achever la décolonisation du Sahara Occidental. Les participants ont condamné les violations des droits humains par l’occupation Marocaine et critiqué le silence de l’UE, le qualifiant de complicité.

Pressions sur l’UE (janvier 2026)

L’Observatoire international de surveillance des ressources naturelles du Sahara Occidental (WSRW) a exhorté l’UE à respecter pleinement ce droit lors du Conseil d’Association UE-Maroc, en référence aux arrêts de la CJUE.

Soutien Belge récent (mars 2026)

La Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) a réitéré son engagement pour l’autodétermination Sahraouie, liant paix et respect du droit international.

Conférence actuelle (mars 2026)

Une conférence sur la « réhabilitation du droit international » s’est ouverte vendredi à Bruxelles, axée sur l’Autodétermination comme solution aux conflits de décolonisation, avec des panels sur l’ONU, l’UA et la CJUE. Elle dénonce les violations persistantes et l’impunité

L’Union Européenne maintient une position pragmatique sur le Sahara Occidental, soutenant un processus politique sous l’égide de l’ONU. Elle considère le plan d’autonomie Marocain comme une base sérieuse pour une solution négociée.

Évolution récente (janvier 2026)

Lors de la 15e session du Conseil d’Association UE-Maroc à Bruxelles, les 27 États membres ont adopté une déclaration commune exhortant toutes les parties à négocier sans conditions préalables sur la base du plan d’autonomie proposé par le Maroc, en ligne avec la résolution 2797 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Cette position marque un consensus Européen en faveur d’une autonomie sous souveraineté marocaine comme solution réaliste et durable.

Contexte antérieur

Malgré des arrêts de la CJUE rappelant le droit à l’Autodétermination Sahraoui et excluant le territoire des accords avec le Maroc, l’UE persiste dans son soutien au processus Onusien sans reconnaître explicitement cette souveraineté. Des voix Pro-Sahraouies, comme le WSRW, critiquent cette approche comme un manquement aux obligations juridiques Européennes.

Tensions persistantes

Des conférences récentes à Bruxelles, comme celle du 27 mars 2026 sur la réhabilitation du droit international, soulignent les divergences, avec des appels à respecter l’Autodétermination face à l’occupation Marocaine. L’UE navigue ainsi entre ses engagements légaux et ses relations bilatérales avec le Maroc.

Le Maroc et le Front Polisario ont réagi de manière contrastée à la position récente de l’UE soutenant le plan d’autonomie comme base de négociations sous égide onusienne.

Réaction du Maroc

Le Maroc a accueilli favorablement la déclaration commune de janvier 2026 des 27 États membres de l’UE, la voyant comme un soutien clair à son plan d’autonomie sous sa souveraineté, en ligne avec la résolution 2797 de l’ONU. Cette position renforce les relations bilatérales UE-Maroc malgré les arrêts de la CJUE.

Réaction du Front Polisario

Le Front Polisario condamne fermement cette orientation, la qualifiant de violation du droit à l’Autodétermination et des arrêts de la CJUE de 2024, qui exigent son consentement pour tout accord touchant le territoire. Il prépare de nouveaux recours judiciaires devant le Tribunal général de l’UE et critique l’UE pour sa complicité présumée avec l’occupation Marocaine.

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