
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Ministre Espagnol des Affaires Etrangères, José Manuel Albares, a visité vendredi 27 mars 2026 le fort de Santa Cruz, situé sur les hauteurs du mont Murdjadjou à Oran. Cette halte s’inscrit dans le cadre de sa visite en Algérie, où Oran symbolise à la fois la mémoire coloniale Espagnole et l’un des points névralgiques de la relation Algéro‑Espagnole.
Contexte du fort de Santa Cruz
Le fort de Santa Cruz, construit par les Espagnols entre 1577 et 1604, domine la ville d’Oran à environ 400–430 m d’altitude et offre une vue panoramique sur la baie, la Méditerranée et la rade de Mers el‑Kébir. Il matérialise près de trois siècles d’occupation Espagnole de la ville (débutée en 1509) et reste, aujourd’hui, un monument emblématique d’Oran, fréquemment associé à la chapelle de Notre‑Dame de Santa Cruz en contrebas.
Portée symbolique de la visite d’Albares
La visite d’Albares au fort est perçue comme un geste mêlant histoire, mémoire coloniale et politique contemporaine, dans un contexte où la relation Algéro‑Espagnole reste marquée par les questions de souveraineté, de mémoire et de coopération. Sur le plan diplomatique, ce déplacement illustre la volonté de Madrid de renforcer les liens avec l’Algérie, notamment autour des enjeux énergétiques, économiques et de sécurité régionale, tout en rappelant les racines historiques communes à Oran.
José Manuel Albares a visité Oran dans le cadre d’une visite officielle en Algérie, visant à consolider la normalisation des relations bilatérales après plusieurs années de tensions, notamment autour du dossier du Sahara Occidental et du revirement Espagnol de 2022. Oran, ancienne ville Espagnole et carrefour historique et économique, symbolise à la fois la mémoire commune et la volonté de rebâtir un partenariat politique, économique et culturel entre Madrid et Alger.
Objectifs politiques de la visite
• Marquer la sortie de la crise diplomatique Algéro‑Espagnole, Albares étant le premier chef de la diplomatie espagnole à effectuer une visite officielle en Algérie depuis plusieurs années.
• Réaffirmer, lors de rencontres avec les autorités Algériennes, l’Algérie comme « partenaire stratégique » de l’Espagne, notamment en matière d’énergie, de sécurité régionale et de stabilité Maghrébine.
Dimension historique et culturelle à Oran
• Albares a visité des sites chargés de symboles à Oran, comme le fort de Santa Cruz (sur les hauteurs du mont Murdjadjou) et le mémorial dédié aux réfugiés Espagnols républicains, soulignant la mémoire partagée et la réconciliation.
• Il a inauguré ou visité le nouveau siège du centre culturel Cervantes (Institut Cervantès) à Oran, en insistant sur le rôle de la culture, de la langue et du dialogue dans le renforcement de l’amitié Algéro‑Espagnole.
En résumé, Albares a choisi Oran pour allier geste diplomatique (réparation politique et relance des relations), rappel historique et volet culturel, afin de donner une image concrète de la « réconciliation » entre les deux pays.
Lors de sa visite à Alger en mars 2026, le Ministre Espagnol des Affaires Etrangères José Manuel Albares n’a pas fait l’objet d’une énumération publique très détaillée d’accords « politiques » type traités bilatéraux, mais plusieurs documents de coopération et mémorandums ont été signés dans le cadre de la normalisation de la relation Algéro‑Espagnole. Les autorités Algériennes et Espagnoles parlent surtout de la consolidation d’un partenariat stratégique, avec des accords sectoriels et des engagements de renforcement de la coopération.
Types d’accords signés
• Des accords de coopération dans le domaine de la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale, ont été confirmés comme faisant partie des résultats de la visite.[jeune-
• Un volet juridique et consulaire a été renforcé, avec des accords ou engagements visant à faciliter les démarches administratives pour les ressortissants des deux pays (séjour, visas, documents biométriques, etc.
Dimension économique et culturelle
• Plusieurs mémorandums concernant la coopération économique, l’énergie et l’investissement ont été évoqués, sans que tous les textes soient rendus publics, mais avec une insistance sur la volonté de relancer les échanges commerciaux et les projets privés.
• À Alger comme à Oran, des actes symboliques ont été liés à la culture et à l’éducation, notamment autour du réseau Cervantes et de la promotion de la langue espagnole, formalisés via des protocoles culturels ou scolaires.
En pratique, la visite d’Albares à Alger est surtout présentée comme marquant un « grand retour » de la relation bilatérale, avec une série de documents signés plutôt techniques et sectoriels que clairement politiques, conçus pour jeter les bases d’une relance durable des relations après la crise diplomatique.


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