Moyen-Orient. Ténors du régime pourrait paradoxalement l’endurcir, selon plusieurs spécialistes.

Par : Mohammed CHOUAKI

Contexte du conflit au Moyen-Orient

La phrase évoque un scénario récent où des frappes américano-Israéliennes visent les leaders du régime Iranien, y compris des figures comme l’Ayatollah Khamenei, dans une guerre ouverte débutée il y a environ deux semaines contre Téhéran, le Hezbollah et l’“axe de la résistance” Iranien.

Paradoxe du “décapitage” du régime

Décapiter les ténors du régime Iranien – officiers des Gardiens de la Révolution, Responsables du renseignement – pourrait paradoxalement renforcer le pouvoir en place plutôt que le faire tomber, selon plusieurs spécialistes. Les Gardiens et les forces répressives (Bassidjis) maintiendraient le contrôle, optant pour un durcissement extrême pour survivre, évitant un effondrement immédiat. Cela contraste avec l’objectif de Washington et Jérusalem : user le régime jusqu’à une révolte populaire et une transition, potentiellement via Reza Pahlavi.

Enjeux stratégiques

Israël cible à la fois l’Iran et le Hezbollah pour démanteler une menace unifiée née dans les années 1980 au Liban, tandis que les États-Unis contrent l’expansion Iranienne (Irak, Syrie, Yémen) et le nucléaire. Les voisins craignent un chaos ou une fragmentation de l’Iran, malgré un rejet populaire du régime.

Définition et origines

Les Gardiens de la Révolution Islamique (Pasdarans en Persan) forment une force paramilitaire Iranienne créée en 1979 par l’Ayatollah Khomeini pour protéger la Révolution Islamique et son idéologie khomeyniste. Contrairement à l’armée régulière, chargée des frontières, ils défendent le régime contre les menaces internes et externes, agissant comme un État dans l’État sous l’autorité directe du Guide suprême.

Structure et effectifs

Ils comptent environ 150 000 membres actifs, organisés en branches terrestres, navales, aériennes, spatiales et spéciales, incluant la Force Al-Quds pour les opérations extérieures et le Bassij (milice populaire de plusieurs millions de réservistes). Ils contrôlent les missiles balistiques et mènent des actions clandestines via des services de renseignement.

Rôle actuel (2026)

Dans le contexte actuel de guerre ouverte contre les États-Unis et Israël, les Pasdarans répriment violemment les manifestations internes, comme celles de janvier 2026 contre le régime, ce qui a conduit l’Union Européenne à les classer comme organisation terroriste le 29 janvier 2026. Ils soutiennent l’“axe de la résistance” (Hezbollah, Houthis, milices Irakiennes et Syriennes), gèrent une vaste économie (ports, construction, télécoms) et ont prêté allégeance à Mojtaba Khamenei comme nouveau Guide Suprême depuis mars 2026

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