Footballeuses Iraniennes en exil : refus d’hymne, asile en Australie et terreur sur leurs familles

Par : Mohammed CHOUAKI

Oui, plusieurs joueuses de l’équipe féminine de football Iranienne ont demandé et obtenu l’asile en Australie après avoir refusé de chanter l’hymne national lors d’un match de la Coupe d’Asie, craignant des représailles graves de la part du régime Iranien.

Contexte du geste

Ce refus symbolique a eu lieu avant leur match contre la Corée du Sud à Sydney, peu après le début des frappes Américano-Israéliennes contre l’Iran, qui ont tué l’ayatollah Ali Khamenei. Les joueuses, qualifiées de “traîtresses” par les médias d’État Iraniens, risquaient arrestation ou pire à leur retour.

Réponse Australienne

L’Australie a accordé l’asile à cinq joueuses, dont la capitaine Zahra Ghanbari, et deux autres membres du staff. Reza Pahlavi, filie du dernier chah, et d’autres figures ont appelé à leur protection.

Complications récentes

Une joueuse ayant obtenu l’asile s’est rétractée, révélant leur localisation à l’Ambassade Iranienne, forçant un relogement sécurisé. Le reste de la délégation (sur 26 membres) a quitté l’Australie vers la Malaisie, l’espace aérien Iranien étant fermé.

 

Noms confirmés

• Zahra Ghanbari : Capitaine de l’équipe, l’une des premières à s’échapper de l’hôtel pour demander protection.

• Fatemeh Pasandideh : Membre du groupe initial de cinq joueuses ayant reçu l’asile.

• Zahra Sarbali : Intégrée dans les entretiens individuels pour décision libre.

• Atefeh Ramazanzadeh : Parmi les cinq premières bénéficiaires des visas humanitaires.

• Mona Hamoudi : A également été reçue séparément par les autorités Australiennes.

Autres concernées

Deux autres joueuses, Mohadese Zolfi et Golnoosh Khosravi, ont demandé l’asile par la suite, portant le total à sept, incluant potentiellement du staff. L’une d’elles s’est rétractée après contact avec des coéquipières, révélant leur localisation.

Les familles des joueuses Iraniennes ayant obtenu l’asile en Australie ont fait l’objet de menaces et d’intimidations directes de la part des autorités Iraniennes, dans un contexte de répression accrue suite au refus de chanter l’hymne national.

Menaces spécifiques rapportées

• Harcèlement et surveillance : Les proches ont reçu des visites domiciliaires de forces de sécurité, avec des avertissements verbaux de “représailles sévères” si les joueuses ne rentraient pas. Des familles de Zahra Ghanbari et Fatemeh Pasandideh ont signalé des pressions pour signer des déclarations publiques les désavouant.

• Menaces physiques et financières : Certaines familles ont été sommées de payer des “frais” exorbitants pour éviter des arrestations, ou menacées d’expropriation de biens. Cela s’inscrit dans une pratique plus large d’extorsion envers les familles de dissidents, comme vu lors des récentes manifestations.

• Pression psychologique : Appels nocturnes et surveillance en ligne, qualifiant les joueuses de “traîtresses” et promettant des punitions collectives, y compris pour les frères ou parents masculins.

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