
Par : Mohammed CHOUAKI
La crise du détroit d’Ormuz, déclenchée par les frappes Américano-Israéliennes sur l’Iran le 28 février 2026, redessine les équilibres géopolitiques au Maghreb. Alors que le trafic maritime y a chuté de 97% selon la CNUCED, l’Algérie émerge comme un pivot énergétique crucial pour l’Europe, se distançant de son ancien allié Iranien pour soutenir les monarchies du Golfe.
Ce revirement, orchestré dans l’ombre par Washington, pourrait ouvrir la voie à une réconciliation historique avec le Maroc sur fond de Sahara Occidental.
Impact Énergétique et Stratégie Algérienne
La fermeture quasi-totale d’Ormuz amplifie la crise Mondiale des hydrocarbures, plaçant le gaz Algérien au cœur des priorités Européennes. Alger surprend en alignant sa diplomatie sur les intérêts Américains, privilégiant la stabilité des exportations face à l’affaiblissement de Téhéran.
Ce positionnement renforce Sonatrach, dont les réserves deviennent un levier majeur dans les négociations régionales.
Le Sahara Occidental au Cœur des Pourparlers Secrets
Depuis l’automne 2025, des discussions confidentielles à Washington opposent le plan d’autonomie Marocain – un document de 38 pages prévoyant une souveraineté stricte sous un Président royal – à la vision du Polisario d’un État associé avec référendum d’autodétermination.
L’ONU, marginalisée, observe tandis que les États-Unis voient dans un compromis Maghrébin un rempart contre l’expansion Chinoise et Russe en Afrique.
Objectifs Américains pour un Maghreb Allié
Les États-Unis ambitionnent de réintégrer le Maghreb dans l’orbite Atlantique : réactivation du Gazoduc Maghreb-Europe, partenariats Sonatrach-OCP, et une croissance du PIB de 30% via un marché unifié de 100 millions de consommateurs, d’après la Fondation Jean-Jaurès. La crise offre à Alger un avantage économique décisif, mais au prix d’un assouplissement sur le dossier Sahraoui, pilier de sa diplomatie depuis des décennies.
Perspectives d’une Réconciliation Fragile
La fraternité Maghrébine illustrée par la CAN 2025 pourrait catalyser un dialogue populaire, mais sans calendrier ferme pour les prochaines rondes, le temps joue contre. Alger détient la carte maîtresse Gazière ; un climat de confiance pourrait sceller un accord transformant la rivalité en partenariat stratégique. Reste à savoir si les élites sauront dépasser les postures historiques pour saisir cette opportunité inédite.

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