« Iran post-Khamenei : Basbous voit un eldorado si l’opération réussit à 100% »

Par : Mohammed CHOUAKI

Antoine Basbous explique que si l’opération militaire en cours contre l’Iran « réussit à 100% », c’est‑à‑dire si le régime des mollahs tombe et qu’un nouveau pouvoir ouvre le pays, l’Iran pourrait devenir un Eldorado économique capable d’attirer massivement les capitaux étrangers.

Contexte de la déclaration

• L’intervention d’Antoine Basbous a lieu dans le cadre d’un Face à Face sur RMC/BFMTV consacré à la guerre au Moyen-Orient et au bras de fer Israël–Iran.

• Il décrit un scénario où les frappes affaiblissent profondément le régime Iranien et ouvrent la voie à un changement politique majeur à Téhéran.

Pourquoi l’Iran deviendrait un « Eldorado »

• Basbous insiste sur le fait que l’Iran est un pays riche, cultivé, avec une population éduquée, des ressources considérables, mais des infrastructures à reconstruire et un marché « assoiffé de tout » après des années de sanctions.

• Dans son raisonnement, la levée des sanctions, l’arrivée d’un nouveau gouvernement et l’ouverture économique créeraient un appel d’air pour les investissements internationaux, comparable à une grande économie émergente sortant d’un long isolement.

Conditions posées par Basbous

• Il précise que cet afflux de capitaux est conditionné à trois éléments : changement de régime, levée des sanctions et véritable ouverture du pays au reste du monde.

• Sans ces conditions, l’Iran reste selon lui un régime qui « affame son peuple », dont la monnaie est extrêmement dépréciée, et qui a gaspillé des dizaines de milliards dans l’exportation de la révolution et l’aventure nucléaire plutôt que dans le développement intérieur.

Enjeu pour les pays arabes et la région

• Basbous souligne que les pays Arabes du Golfe ont intérêt à éviter un Iran en plein chaos (flux massifs de réfugiés, déstabilisation régionale), mais voient aussi l’opportunité d’un Iran post‑Islamique intégré à la prospérité régionale.

• Il oppose le modèle actuel de l’Iran, tourné vers la guerre et les milices régionales, au modèle des monarchies du Golfe, centré sur la prospérité, l’ouverture et le libéralisme économique, estimant que le premier a « fait faillite ».

Antoine Basbous fait référence à une opération militaire israélo-américaine en cours contre l’Iran, impliquant des frappes ciblées à Téhéran et dans d’autres zones stratégiques.

Détails de l’opération

Cette campagne, lancée fin février 2026, vise à affaiblir le régime iranien en frappant ses infrastructures militaires, nucléaires et ses hauts responsables, y compris au Hezbollah à Beyrouth.

Elle s’est poursuivie dans la nuit du 28 février au 1er mars, avec des raids de Tsahal soutenus par les États-Unis.

Basbous la décrit comme un effort coordonné pour démanteler les capacités offensives de l’Iran et potentiellement provoquer un changement de régime.

Contexte régional

L’opération s’inscrit dans l’escalade du conflit Israël-Iran, après la neutralisation des proxies iraniens (Hamas, Hezbollah) et la destruction de défenses anti-aériennes Iraniennes en Syrie, Irak et Iran même.

Elle répond à des mois de tensions, incluant des attaques de missiles Iraniens et une stratégie d’usure contre Israël.

Les pays Arabes du Golfe observent avec intérêt, craignant un chaos mais espérant un Iran affaibli ou transformé.

Les objectifs stratégiques de l’opération Israélo-Américaine contre l’Iran, lancée fin février 2026, visent principalement à neutraliser les capacités militaires Iraniennes, prévenir toute menace nucléaire et favoriser un changement de régime à Téhéran.

Objectifs militaires immédiats

• Destruction des capacités balistiques et militaires : Éliminer les lanceurs de missiles balistiques (ciblés par Israël à l’ouest et au centre, par les USA au sud), la marine iranienne et les sites de commandement.

• Neutralisation des proxies : Frappes contre le Hezbollah au Liban et autres alliés iraniens (Hamas, Houthis), après leur affaiblissement préalable.

• Sites stratégiques : Bombardements sur Téhéran (résidence du guide suprême, centres de pouvoir), Natanz (nucléaire), Ispahan et Qom.

Objectifs nucléaires et à long terme

• Prévention de l’arme nucléaire : Arrêt du programme nucléaire Iranien, exiger le transfert de l’uranium enrichi (400 kg restants) et destruction des installations suspectes.

• Renversement du régime : Changer le pouvoir des mollahs par des frappes sur l’infrastructure du régime, comme l’a proclamé Netanyahu et sous-entendu Trump.

• Défense des alliés : Protéger Israël, les bases US dans le Golfe et les alliés régionaux contre les menaces Iraniennes.

Coordination et ampleur

Israël (opération “Lion rugissant”) et les États-Unis (opération “Fureur épique”) partagent renseignement, ravitaillement et cibles, avec plus de 1 000 soldats US en Israël.

Trump annonce une opération majeure par air et mer, ouverte à une intervention terrestre si nécessaire.

Les frappes, qualifiées de “préventives”, ont lieu depuis le 28 février, avec escalade continue jusqu’en mars 2026.

Antoine Basbous identifie deux profils principaux susceptibles de succéder à Ali Khamenei, mort le 28 février 2026 lors des frappes israélo-américaines : un clerc conservateur proche des Gardiens de la Révolution et un juriste du Conseil des Gardiens.

Profils évoqués par Basbous

• Premier profil : Un juriste influent du Conseil des gardiens de la Constitution, chargé de valider les candidats et les lois, souvent aligné sur les ultraconservateurs et les Pasdarans (Gardiens de la Révolution).

• Deuxième profil : Un haut dignitaire religieux (clerc) expérimenté, issu des séminaires de Qom ou Machhad, bénéficiant du soutien militaire pour assurer la continuité idéologique du régime.

Contexte de la succession

Ces deux options émergent dans le chaos post-mortem de Khamenei, avec un triumvirat intérimaire (président Pezeshkian, chef judiciaire Mohseni-Eje’i, représentant du Conseil des Gardiens) en place jusqu’à l’élection par l’Assemblée des experts.

Basbous les présente comme des figures de transition capables de maintenir l’unité face aux frappes et aux divisions internes entre clercs et militaires.

D’autres noms circulent (Mojtaba Khamenei, Mohseni-Eje’i, Bushehri), mais Basbous met l’accent sur ces archétypes plutôt que des individus précis.

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