Le President Abdelmadjid TEBBOUNE imprime un rythme soutenu de son agenda diplomatique avec une série d’initiatives internationales appelées à marquer l’année 2026

Par : Mohammed CHOUAKI

Le Président Abdelmadjid TEBBOUNE maintient effectivement un agenda diplomatique intense en ce début 2026, avec des initiatives visant à renforcer la position de l’Algérie sur la scène internationale. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie de diversification des partenariats et d’affirmation de la souveraineté.

TEBBOUNE a intensifié les relations avec les pays Arabes, Africains et émergents comme la Chine et les Émirats Arabes Unis, via des tournées et des retours d’Ambassadeurs en février 2026, notamment avec le Maroc pour un partenariat stratégique.

L’Algérie plaide pour une cohésion Africaine accrue, notamment sur le climat et l’Agenda 2063, tout en soutenant des réformes à l’ONU comme un siège permanent Africain.

Des visites de haut niveau, comme celle du Premier Ministre à Addis-Abeba, et des coopérations bilatérales (Mauritanie, Tunisie, Vietnam) marquent ce rythme soutenu.

Enjeux pour 2026

Ces initiatives visent à réduire la dépendance économique aux hydrocarbures via des investissements dans les renouvelables, l’industrie et l’agroalimentaire, tout en consolidant la sécurité régionale.

Malgré des tensions persistantes, l’approche “Sud-Sud” et le leadership en Afrique et dans la Ligue arabe positionnent l’Algérie comme un acteur clé.

La diplomatie active du Président TEBBOUNE cible principalement les tensions régionales en Afrique du Nord et au Sahel, où l’Algérie cherche à consolider sa sécurité et son influence.

Tensions au Maghreb

Le différend frontalier avec le Maroc autour du Sahara Occidental reste central, avec des efforts pour apaiser les relations malgré les tensions persistantes.

L’Algérie vise aussi la stabilisation en Libye, via une médiation pour un cessez-le-feu durable et des élections, afin d’éviter un débordement vers ses frontières.

Crises au Sahel

Au Mali, au Niger et au Burkina Faso, les coups d’État et l’instabilité jihadiste menacent la région ; TEBBOUNE pousse pour une cohésion africaine et un retrait coordonné des forces étrangères.

La situation au Soudan, avec sa guerre civile, préoccupe Alger qui craint des flux migratoires et terroristes, d’où des initiatives pour une solution panafricaine.

Enjeux sécuritaires élargis

Ces actions s’inscrivent dans une stratégie “Sud-Sud” pour contrer les ingérences extérieures (comme celles des Émirats ou de la France) et promouvoir la non-ingérence, tout en sécurisant les routes énergétiques.

L’Algérie, sous la Présidence de TEBBOUNE, déploie une diplomatie proactive au Sahel pour contrer l’instabilité jihadiste, les coups d’État et les ingérences étrangères qui menacent sa sécurité frontalière.

Médiation politique

Alger pousse pour l’application des Accords d’Alger (2015) au Mali, favorisant le dialogue entre le gouvernement et les groupes Touaregs, tout en proposant des amnisties et une réinsertion pour isoler les djihadistes des populations locales.

Des visites Ministérielles, comme celles de Ramtane Lamamra, et des réunions à Kidal visent à instaurer des institutions transitoires et un cessez-le-feu durable.

Renforcement sécuritaire

L’Algérie a déployé jusqu’à 80 000 soldats aux frontières sud avec le Mali, le Niger et la Libye pour sceller ces zones poreuses et empêcher le retour de djihadistes

Elle réactive des initiatives comme un comité d’état-major conjoint à Tamanrasset avec le Mali, le Niger et la Mauritanie, et renforce la coopération militaire (formation, armement) avec le Niger.

Diplomatie récente (2026)

La visite du chef Nigérien Tiani à Alger en février marque un apaisement après des tensions post-2023, relançant la coopération sécuritaire bilatérale.

Alger critique les ingérences russes (Wagner) et émiraties, prônant une solution panafricaine sans intervention extérieure, via l’Union africaine et une diplomatie “douce” incluant le soufisme

La diplomatie du Président TEBBOUNE cible les tensions régionales immédiates aux frontières de l’Algérie, en visant à stabiliser l’Afrique du Nord et le Sahel pour sécuriser ses intérêts stratégiques.

Conflit au Sahara occidental

Les tensions avec le Maroc, exacerbées par le différend sur le Sahara Occidental, dominent l’ouest, avec des incidents frontaliers récents à Figuig (tirs, déploiements militaires en février 2026) et une course aux armements bilatérale.

Instabilité Libyenne

À l’est, le chaos en Libye alimente trafics d’armes, migrations et risques sécuritaires ; Alger plaide pour une solution politique libyenne sans ingérences étrangères.

Crises au Sahel

Au sud, les coups d’État au Mali, Niger et Burkina Faso, couplés à l’expansion jihadiste (AQMI, EI), menacent les 2 800 km de frontières ; l’Algérie renforce ses déploiements et la coopération régionale.

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