
Par : Mohammed CHOUAKI
L’ONU a effectivement coprésidé les négociations récentes sur le Sahara Occidental à Washington, les 23 et 24 février 2026. Ces pourparlers impliquent les délégations du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario, sous la direction conjointe de Staffan de Mistura, envoyé spécial de l’ONU, et de représentants Américains comme Michael Waltz ou Massad Boulos.
Ces discussions s’inscrivent dans la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en octobre 2025, qui soutient le plan d’autonomie Marocain comme base pour un règlement. Elles font suite à une réunion à Madrid les 8-9 février, marquant une accélération diplomatique impulsée par les États-Unis sous Donald Trump. L’objectif est un compromis “réaliste et pragmatique”, malgré des divergences persistantes sur l’autodétermination et le statut du territoire.
Rôles des acteurs
• ONU : Staffan de Mistura copréside et maintient une réserve médiatique pour favoriser le succès des talks.
• États-Unis : Implication directe via Massad Boulos (représentant pour l’Afrique) et Michael Waltz (Ambassadeur à l’ONU), visant un accord d’ici fin printemps.
• Parties impliquées : Positions opposées – Maroc pour son plan d’autonomie, Polisario et Algérie pour un référendum d’autodétermination.
Les négociations se déroulent à huis clos, sans calendrier précis publié, illustrant la sensibilité du dossier vieux de près de 50 ans.
Les négociations de Washington sur le Sahara Occidental, tenues les 23 et 24 février 2026, n’ont produit aucun résultat concret ou accord public à ce jour.
Elles se sont déroulées à huis clos, avec une communication minimale des parties impliquées.
Les discussions, coprésidées par Staffan de Mistura (ONU) et des représentants Américains comme Massad Boulos et Michael Waltz, ont réuni le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. Aucune annonce officielle n’a validé de percée significative, malgré des médias Marocains évoquant des “avancées” autour du plan d’autonomie de Rabat.
Les positions restent opposées : le Maroc défend son plan d’autonomie comme base (soutenu par la résolution ONU 2797 de 2025), tandis que le Polisario et l’Algérie insistent sur l’autodétermination via référendum. Les États-Unis visent un compromis d’ici fin printemps, mais le silence imposé souligne la fragilité du processus.
Ces pourparlers s’inscrivent dans une séquence accélérée après Madrid (8-9 février), sans calendrier précis publié au 26 février 2026.
Les négociations sur le Sahara Occidental révèlent des positions tranchées des parties prenantes vis-à-vis du plan d’autonomie Marocain, présenté en 2007 comme base d’une large autonomie régionale sous souveraineté Marocaine. Ce plan bénéficie d’un soutien croissant international, notamment via la résolution ONU 2797 de 2025, mais reste contesté par plusieurs acteurs.
Position du Maroc
Le Maroc défend fermement son plan d’autonomie comme solution “réaliste et pragmatique”, accordant des compétences étendues en matière économique, culturelle et administrative aux provinces Sahariennes, tout en maintenant l’intégrité territoriale. Lors des récentes discussions de Washington (23-24 février 2026), Rabat a évoqué des “avancées” potentielles autour de ce cadre, soutenu par les États-Unis.
Position du Front Polisario
Le Front Polisario rejette catégoriquement le plan, exigeant un référendum d’autodétermination incluant l’option d’indépendance totale, conformément aux accords de cessez-le-feu de 1991. Il considère l’autonomie comme une entrave à la souveraineté Sahraouie et persiste dans cette ligne intransigeante lors des pourparlers.
Position de l’Algérie
L’Algérie soutient le Polisario et s’oppose au plan d’autonomie, plaidant pour un règlement basé sur le droit à l’autodétermination via référendum. Elle accuse le Maroc de bloquer le processus ONU et conditionne tout progrès à un retrait des troupes marocaines.
Autres acteurs
La Mauritanie joue un rôle de médiateur neutre, tandis que l’ONU (via Staffan de Mistura) et les États-Unis (Massad Boulos, Michael Waltz) poussent pour un compromis autour du plan Marocain comme base unique, sans percée concrète à ce stade

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