
Par : Abdelkader Reguig
En ce mardi 24 février 2026, alors que nous célébrons le 55ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures par le Président Houari Boumédiène, je lis, médusé, une énième tribune dans Le Monde. Son auteur, un avocat, ose comparer l’Algérie d’aujourd’hui à une dictature et qualifie notre Président, M. Abdelmadjid Tebboune, de dictateur.
Puisque nos détracteurs affectionnent les symboles et les dates, utilisons-les. Le 24 février 1971, Boumediene rendait aux Algériens leur richesse nationale, arrachant 51% des actifs Français et la totalité de nos pipelines. Aujourd’hui, la France fustige notre « manque de liberté » tout en accueillant les pires racistes de son échiquier politique, ceux-là mêmes qui soutiennent le criminel de guerre Netanyahu. C’est ces deux poids, deux mesures qui nous fatigue.
Puisque cet article parle de « noirceur », posons-nous la question : où sont les signes de cette fameuse dictature ? Où sont les croix gammées dans nos rues ? Où sont les chars pour mater le peuple ? Vous parlez de la « répression du Hirak ». Mais quel Hirak ? Parlez-vous du Hirak pacifique que le président Abdelmadjid Tebboune lui-même a qualifié de « béni » (El Moubarak) ? Le Hirak qui a permis au peuple de s’exprimer et au système de s’adapter ? Ce même Hirak que certains, aujourd’hui, veulent instrumentaliser depuis des salons Parisiens pour semer le chaos ?
Vous dénoncez un « mode opératoire judiciaire ». Oubliez-vous que la justice protège l’État ? Dans quel pays au monde tolère-t-on que l’on fasse l’apologie du terrorisme ou que l’on appelle à l’éclatement de l’unité nationale ? Nous nous souvenons de la décennie noire. Nous, Algériens, avons la mémoire longue. Si de nouvelles lois encadrent le numérique ou les financements étrangers, c’est pour protéger notre pays des ingérences. Nous avons le droit de nous protéger. Nous n’avons qu’une seule patrie, et elle ne se négocie pas.
Vous pleurez sur le sort de quelques cas isolés, mais vous oubliez de mentionner que des milliers d’Algériens vivent, travaillent et s’expriment au quotidien. Vous ne parlez pas de Boualem Sansal, un oubli volontaire , mais vous évoquez un journaliste étranger, tout en ignorant la liberté de ton de la presse nationale qui, dans le respect des lignes rouges liées à la souveraineté, n’hésite pas à critiquer le gouvernement. Surtout, vous refusez de voir les milliers d’étudiants qui remplissent nos universités et participent chaque jour au débat public.
Monsieur le Secrétaire Général de la FIDH, votre analyse est réductrice. Vous voyez un régime « terrifié ». Laissez-moi rire. L’Algérie que nous voyons, nous qui y vivons, est une Algérie qui se projette. Pendant que vous nous enterrez sous des rapports, nos autorités construisent des autoroutes, sécurisent nos frontières, et refusent de s’incliner devant les diktats internationaux.
Vous dites que le Hirak n’est qu’une « braise qui attend ». Elle attend quoi ? Qu’un avocat depuis Paris lui dicte sa feuille de route ? Elle attend que le Rassemblement National, que vous semblez involontairement servir en salissant l’image de l’Algérie, prenne le pouvoir en France ?
Nous avons eu un Président, Boumediene, qui disait que l’indépendance politique était vaine sans indépendance économique. Aujourd’hui, nous avons un président, M. Tebboune, qui mène la bataille sur le terrain diplomatique et sécuritaire. Vous l’appelez « dictateur » ? Un dictateur ne convoque pas le peuple à des élections, ne dialogue pas avec les forces vives, et ne travaille pas à restaurer la fierté nationale après les années de Fitna (discorde).
Alors, gardez vos pamphlets. Nous sommes le peuple d’un million et demi de martyrs. Nous ne nous prosternerons jamais.
Comme le disait si bien Winston Churchill : « Je n’écoute plus ce que disent les gens, je regarde juste ce qu’ils font. » Et en regardant ce que vous faites, je vois une obsession maladive à nous noircir. Pendant ce temps, nous, nous continuons à construire.
Vive l’Algérie, libre et souveraine.
Par : Abdelkader Reguig
Contact: orarexe@gmail.com
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