
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a rendu un hommage solennel aux travailleurs Algériens à l’occasion du 24 février 2026, date anniversaire de la création de l’UGTA en 1956 et de la nationalisation des hydrocarbures en 1971. Dans son message, il a salué les sacrifices des figures historiques comme Aïssat Idir et Abdelhak Benhamouda, soulignant leur rôle dans la lutte pour l’indépendance et la souveraineté nationale.
Contexte historique
Cette commémoration met en lumière l’engagement des travailleurs lors de la guerre de libération, où l’UGTA est devenue une “école de patriotisme”. TEBBOUNE a aussi évoqué la nationalisation de 1971, un acte souverain permettant à l’Algérie de maîtriser sa chaîne énergétique via Sonatrach.
Points clés du message
• Hommage aux martyrs du devoir, y compris face au terrorisme et au Covid-19.
• Appel à poursuivre les réformes pour diversifier l’économie et renforcer le bien-être social.
• Mise en avant de projets comme la ligne ferroviaire minière de l’Ouest, symboles de réalisme économique.
Actualité récente

Le Premier Ministre a représenté TEBBOUNE lors d’événements à Oran et Timimoun, réaffirmant la place privilégiée des secteurs énergie et mines dans les mutations mondiales. Ce discours s’inscrit dans une tradition d’hommages annuels aux travailleurs.

Aïssat Idir est un Syndicaliste et militant Algérien clé de la guerre d’indépendance, né en 1915 à Djemâa Saharidj en Kabylie et mort en 1959 à Alger, assassiné par les forces coloniales Françaises après arrestation et torture. Travailleur aux ateliers de l’armée de l’air, il milite d’abord au sein du MTLD et de la CGT avant de rejoindre le FLN, où il anime la commission Syndicale pour mobiliser les travailleurs contre le colonialisme.
Rôle fondateur dans l’UGTA
Il est le principal Fondateur et premier Secrétaire Général de l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), créée le 24 février 1956 sous l’égide du FLN. Durant ses deux premiers mois à ce poste, Idir structure l’organisation, établit des liens internationaux (comme avec la CISL) et en fait un outil de mobilisation patriotique pour l’indépendance.
Arrêté le 22 mai 1956 avec d’autres cadres UGTA, il est incarcéré à Berrouaghia, Aflou et Barberousse, où il subit des tortures avant de décéder entre le 25 et 27 juillet 1959 à l’hôpital militaire d’Alger. Son action en fait un martyr emblématique, salué récemment par le président Tebboune pour son rôle dans l’“école de patriotisme” que fut l’UGTA
Le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a introduit plusieurs réformes socio-économiques depuis 2019, axées sur la diversification hors hydrocarbures, la justice sociale et la modernisation de l’État. Ces mesures visent à renforcer la résilience économique et le pouvoir d’achat des Algériens, avec des échéances précises pour 2026-2027.
Réformes économiques
TEBBOUNE cible un revenu national de 400 milliards de Dollars d’ici 2027 via l’export hors hydrocarbures (de 1,7 à 5 milliards) et des projets miniers comme Gara Djebilet (fer dès 2026). La Loi de finances 2026 prolonge les exonérations sur produits de base (huile, café) pour stabiliser les prix et soutient industries (+6,3%) et construction.
Réformes sociales
Augmentations prévues en 2026 : salaires minimum, allocations chômage (jusqu’à 2 millions DA), pensions, bourses étudiantes et aides aux vulnérables. Lutte contre l’inflation, revalorisation du dinar et autosuffisance agricole (fin import blé dur en 2026, lait) pour protéger le pouvoir d’achat.
Modernisation et numérisation
Numérisation totale des secteurs d’ici fin 2025 (fiscalité, foncier, paiements électroniques) pour justice fiscale équitable et lutte contre l’informel, avec sanctions en cas de retard. Réformes politiques incluent intégrité électorale et État de droit.
Projets structurants
Avancées en mines, ferroviaire (ligne Ouest), logement (2 millions d’unités) et création de 450 000 emplois prioritaires contre chômage. Ces réformes s’inscrivent dans une vision post-réélection 2024 pour une Algérie émergente.

Views: 14