Du nouveau annoncé à Tunis : Ligne ferroviaire Algerie -Tunisie-Libye

Par : Mohammed CHOUAKI

Oui, des avancées récentes ont été annoncées à Tunis concernant le projet de ligne ferroviaire reliant l’Algérie, la Tunisie et la Libye.

Le Ministre Tunisien des Transports, Rachid Amri, a confirmé lors d’une session parlementaire fin février 2026 le lancement des études préliminaires pour ce corridor ferroviaire Trans Maghrébin. Ces études, estimées à environ 3 millions d’euros (10 millions de dinars Tunisiens), évaluent les aspects techniques, financiers et logistiques pour connecter les réseaux des trois pays, avec un tracé potentiel Oran-Tunis-Tripoli.

Ce projet s’inscrit dans l’alliance tripartite Algérie-Tunisie-Libye, relancée au sommet de Carthage en avril 2024, visant à booster les échanges commerciaux et humains. Il prolonge la réactivation récente de la ligne Annaba-Tunis après 34 ans d’interruption, renforçant déjà la connectivité bilatérale.

La ligne haute performance transportera passagers et marchandises, favorisant tourisme, zones franches et intégration économique Maghrébine. Aucune date de construction n’est fixée, mais les financements pour les études sont en cours de sécurisation.

Le tracé exact de la ligne ferroviaire Oran-Tunis-Tripoli n’est pas encore finalisé, car le projet en est au stade des études préliminaires lancées récemment par la Tunisie.

Le Corridor envisagé partirait d’Oran (Algérie Occidentale), traverserait l’est Algérien vers Annaba ou une jonction proche de la frontière Tunisienne, entrerait en Tunisie par le Nord-Ouest (possiblement via Jendouba ou Béja), passerait par Tunis, puis descendrait vers le Sud-Est (Gabès, Sfax, Ras Jedir) jusqu’à la frontière Libyenne, pour rejoindre Tripoli. Cette estimation s’appuie sur des projets antérieurs de liaison Trans maghrébine, avec une longueur totale potentielle d’environ 800-1000 km.

Les études financées à 3 millions d’euros évalueront le tracé précis, incluant aspects techniques et topographiques ; aucune carte détaillée n’a été publiée à ce jour. Le projet s’inspire de l’autoroute Trans maghrébine existante pour optimiser les connexions régionales.

La Tunisie finance une étude à 3 millions d’euros (10 millions de dinars tunisiens) pour évaluer la faisabilité technique, financière, environnementale et logistique du tracé Oran-Tunis-Tripoli. Cette phase inclut l’analyse topographique, les coûts et l’interopérabilité des réseaux des trois pays ; elle devrait durer plusieurs mois sans calendrier précis annoncé.

• Phase 1 : Finalisation des études et accords tripartites pour valider le tracé et les financements (potentiellement 2026-2027).

• Phase 2 : Construction initiale des tronçons prioritaires, comme la liaison frontalière Algérie-Tunisie (extension d’Annaba-Jendouba) et Tunis-Ras Jedir vers la Libye.

• Phase 3 : Achèvement complet avec électrification et signalisation moderne (ERTMS), pour une mise en service voyageurs/marchandises d’ici 2030+.

Ces étapes s’inspirent de projets PPP Tunisiens antérieurs, mais restent hypothétiques en l’absence d’engagement ferme des partenaires

Des études antérieures de l’Union du Maghreb arabe (UMA) pour un projet élargi (Casablanca-Tunis, 2350 km) évoquent un coût total de 3,8 à 4 milliards de dollars US, incluant rénovation et modernisation des tronçons frontaliers (ex. : Annaba-Djendouba). Pour le tronçon Tunisien seul (840 km en trois phases), un document PPP estime 26 000 millions de dinars Tunisiens (environ 8 milliards USD), avec 2,6 milliards DT pour la phase 1 Ras Jedir-Gabès.

Ces chiffres datent de 2017-2024 et pourraient augmenter ; aucune estimation actualisée pour 2026 n’est disponible publiquement.

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