Selon des informations rapportées par Le Monde, le Président de la transition Malienne, Assimi Goïta, aurait chargé son homologue Nigérien, Abdourahamane Tiani, d’engager une médiation avec le Président TEBBOUNE

Par : Mohammed CHOUAKI

Cette information est corroborée par plusieurs sources récentes, notamment un article du Monde daté du 20 février 2026. Selon un officier supérieur Malien cité par Le Monde, Assimi Goïta aurait effectivement mandaté Abdourahamane Tiani pour « calmer le jeu » avec l’Algérie lors de sa visite à Alger les 15-16 février 2026.

Cette démarche intervient après des tensions persistantes entre Bamako et Alger, exacerbées par l’expulsion de diplomates Maliens et Algériens en 2024-2025.

La récente visite de Tiani à Alger marque un dégel avec le Niger, perçu comme un signe de normalisation qui affaiblit l’unité de l’Alliance des États du Sahel (AES). Des analyses soulignent que Goïta, se sentant isolé, cherche via Tiani une porte de sortie diplomatique pour organiser une rencontre avec TEBBOUNE.

Ce revirement stratégique vise à restaurer des canaux de coopération sécuritaire et économique au Sahel, où l’Algérie reprend son influence face à l’AES. Tiani, proche de TEBBOUNE, jouerait les intermédiaires pour éviter une escalade, dans un contexte de défis antiterroristes communs. Cela illustre la flexibilité des alliances sahéliennes, priorisant les intérêts nationaux sur l’idéologie souverainiste.

Assimi Goïta cherche à se réconcilier avec Alger en ce début 2026 principalement pour sortir de son isolement diplomatique croissant au Sahel. Les récents rapprochements entre l’Algérie et le Niger (visite de Tiani à Alger les 15-16 février) ont affaibli l’unité de l’Alliance des États du Sahel (AES), forçant Bamako à réévaluer sa posture hostile.

La situation sécuritaire au nord du Mali reste précaire, avec des groupes armés contrôlant des territoires malgré les efforts de l’AES. Alger, médiateur historique de l’accord d’Alger de 2015, détient une expertise indispensable pour une solution durable, rendant la coopération inévitable.

Le Mali subit une grave crise de carburant due à la fermeture prolongée de la frontière Algérienne depuis 2024-2025. Rétablir les échanges économiques et frontaliers est vital pour atténuer les pénuries et la pression humanitaire.

Ce revirement pragmatique reflète une prise de conscience des limites de la rhétorique souverainiste face aux réalités géopolitiques : l’Algérie reste un pivot régional incontournable pour la stabilité Sahélienne.

Le Niger, sous Abdourahamane Tiani, joue un rôle d’intermédiaire clé dans la tentative de réconciliation entre le Mali et l’Algérie. Mandaté par Assimi Goïta, Tiani agit comme un canal discret pour apaiser les tensions, profitant de son récent rapprochement avec Alger à la suite de sa visite officielle les 15-16 février 2026.

Tiani sert de “messager” pour organiser une potentielle rencontre entre Goïta et TEBBOUNE, dans un contexte où les relations directes Mali-Algérie restent rompues depuis les expulsions diplomatiques de 2024-2025. Sa proximité avec Alger, marquée par un dégel bilatéral, positionne Niamey comme un pivot neutre au sein de l’AES fragilisée.

Ce choix reflète la confiance mutuelle entre Bamako et Niamey, renforcée par des sommets AES récents, permettant au Niger d’exercer une médiation pragmatique sans perdre sa crédibilité souverainiste. Cela vise à contourner l’isolement malien tout en consolidant l’unité Sahélienne face aux défis sécuritaires communs.

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