
Par : Mohammed CHOUAKI
Un chercheur américain, Geoff D. Porter, expert en gestion des risques pour l’Afrique du Nord et dirigeant de North Africa Risk Consulting (NARCO), a récemment prédit un avenir prometteur pour l’Europe et l’Algérie grâce au projet de Gazoduc Transsaharien (TSGP). Ce pipeline, long de 4 130 km, reliera les champs gaziers Nigérians à l’Algérie via le Niger, pour exporter jusqu’à 30 milliards de m³ de gaz par an vers l’Europe.
Faisabilité technique
Porter affirme que le TSGP est techniquement viable, avec un tracé terrestre stable et enterré, comparé à d’autres projets mondiaux plus complexes. Sonatrach, forte de son expertise, assurera la sécurité malgré les risques Sahéliens, grâce à ses progrès en gestion internationale.

Bénéfices énergétiques
Le gazoduc diversifiera les approvisionnements Européens, réduisant la dépendance au gaz Russe, tout en boostant les exportations Algériennes. L’Algérie deviendra un hub central Euro-Africain, renforçant sa position diplomatique.

Impacts régionaux
Ce projet stimulera la coopération Nigeria-Niger-Algérie-Tunisie et favorisera la stabilité géopolitique, avec des retombées économiques comme des emplois et investissements. Relancé récemment après la visite Nigérienne en Algérie, il s’inscrit dans une stratégie post-2025.
Le projet de Gazoduc Transsaharien (TSGP) promet des impacts économiques majeurs pour le Nigeria et le Niger en tant que pays de transit et fournisseurs clés.
Nigeria
Le Nigeria, principal fournisseur de gaz, bénéficierait d’exportations massives estimées à 30 milliards de m³ par an, générant des revenus substantiels via Sonatrach et NNPC. Cela diversifierait son économie au-delà du pétrole brut, créant des milliers d’emplois dans l’extraction, la construction et la maintenance le long des 1 000 km du tracé Nigérian.
Niger
En tant que pays de transit sur 800 km, le Niger verrait des redevances de passage, des investissements en infrastructures locales et une stimulation du développement Saharien. Geoff D. Porter souligne des retombées comme des emplois directs (jusqu’à 10 000 pendant la construction) et une intégration régionale accrue, renforçant la stabilité économique post-pétrole.
Bénéfices communs
Les deux pays gagneraient en coopération trilatérale (Nigeria-Niger-Algérie), avec des flux financiers annuels potentiels de milliards d’Euros, favorisant la croissance du PIB et l’accès à des marchés Européens.

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