
Par : Mohammed CHOUAKI
Entre Alger et Bruxelles, on est clairement dans une phase de « relancement » du partenariat, avec deux axes centraux pour 2026‑2027 : investissements (surtout énergétiques) et facilitation des exportations Algériennes vers le marché Européen.
Investissements énergie : gaz, renouvelables, hydrogène
• L’UE affiche la volonté d’augmenter ses investissements dans le gaz Algérien (amont, infrastructures, modernisation des capacités d’exportation), en confirmant le rôle de l’Algérie comme fournisseur stratégique de sécurité énergétique pour l’Europe.
• Un programme de coopération d’environ 15 millions d’Euros est déjà acté pour soutenir les énergies renouvelables en Algérie : intégration des renouvelables dans le système électrique, efficacité énergétique, technologies propres, préparation d’une économie de l’hydrogène « vert ».
• Les deux parties discutent d’un partenariat structurant sur l’hydrogène renouvelable (ex. corridors type SoutH2, interconnexions électriques, projets pilotes) pour faire de l’Algérie un futur fournisseur d’hydrogène et d’électricité décarbonée vers l’UE.
Exportations et accès au marché Européen
L’UE s’engage politiquement à rendre l’accès du produit Algérien au marché Européen « moins contraignant », en travaillant sur les normes, les procédures douanières et la levée de certains obstacles réglementaires pour 2026‑2027.
L’objectif affiché côté Européen est double :
• faciliter l’implantation d’entreprises Européennes en Algérie (investissements, transferts de technologies) ;
• augmenter les exportations Algériennes non‑hydrocarbures vers l’UE, pour rééquilibrer un partenariat jusque‑là très dominé par le gaz et le pétrole.
Cadre politique : Accord d’association et nouveau « pacte »
• Tout cela se fait dans le cadre de la révision/actualisation de l’Accord d’association Algérie‑UE (en vigueur depuis 2005), avec l’idée de l’adapter aux réalités économiques post‑crise énergétique et à la transition verte Européenne.
• Un « nouveau pacte » 2025‑2027 est en discussion, centré sur : investissements, énergie (gaz + renouvelables + hydrogène), appui à la diversification de l’économie Algérienne, et meilleure insertion des exportations Algériennes dans le marché unique Européen.
L’UE prévoit de faciliter les exportations Algériennes principalement via une révision de l’Accord d’association (2005), en allégeant les barrières non tarifaires pour un accès plus fluide au marché unique Européen d’ici 2026-2027.
Allègement des normes et procédures
• Simplification des procédures douanières et réduction des contrôles aux points d’entrée, pour limiter les retards et dégradations des produits frais (agricoles notamment).
• Harmonisation des normes techniques (taille, emballage, santé animale/végétale), avec une application plus transparente et moins discriminatoire, via des dialogues techniques bilatéraux.
• Accompagnement des PME Algériennes pour la conformité aux standards européens, incluant formations et labels environnementaux.
Mesures dans le « Pacte pour la Méditerranée »
• Levée progressive des obstacles bureaucratiques identifiés (ex. spécifications inéquitables), dans le cadre d’un pacte régional présenté mi-2025, pour booster les exportations non-hydrocarbures (agriculture, minerais, ciment).
• Dialogue structuré sur les barrières non tarifaires, avec coordination administrations-entreprises pour une insertion accrue des produits Algériens.
Ces engagements, confirmés par l’Ambassadeur UE Diego Mellado, visent un rééquilibrage commercial (exportations Algériennes hors HC trop faibles vs imports UE) lors des prochaines réunions de haut niveau en 2026. L’objectif : passer d’un partenariat déséquilibré à une réciprocité effective


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