
Par : Mohammed CHOUAKI
Emmanuel Macron a bien inauguré ce matin la 62e édition du Salon international de l’agriculture à Paris, dans un contexte très tendu pour le monde agricole.
L’édition 2026 s’ouvre sans bovins ni ovins, retirés à cause de l’épidémie de dermatose nodulaire bovine, ce qui prive le salon de sa traditionnelle « vache égérie » pour la photo d’ouverture.
La Confédération paysanne et la Coordination rurale ont décidé de boycotter l’inauguration, dénonçant la gestion gouvernementale des crises (notamment la maladie bovine et les accords commerciaux comme le Mercosur) et refusant de servir de vitrine officielle.
Le Chef de l’État est arrivé en début de matinée Porte de Versailles, entouré d’un dispositif de sécurité particulièrement renforcé, avec plusieurs centaines de policiers en civil pour prévenir des actions coup de poing annoncées par la Coordination rurale.
Seule la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont accepté de participer au traditionnel échange matinal avec le Président, dans l’espoir de peser sur les prochains arbitrages budgétaires et sur l’avenir de la PAC après 2027.
La Confédération paysanne et la Coordination rurale boycottent l’inauguration du Salon de l’agriculture 2026 par Emmanuel Macron principalement en raison de la gestion jugée catastrophique de la crise de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), imposant l’abattage total des troupeaux touchés sans flexibilité, et du manque de mesures concrètes pour protéger les revenus des agriculteurs.
Raisons de la Confédération paysanne
• Gestion sanitaire défaillante : Refus de l’abattage total systématique, réclamant des abattages partiels pour limiter les pertes ; cela a conduit à l’absence de bovins au salon, qu’ils imputent directement au gouvernement.
• Absence de mesures structurelles : Pas de prix minimums garantis ni de régulation pour les revenus, malgré les promesses passées de Macron ; ils dénoncent une « déconnexion totale » et refusent de participer au « show Présidentiel » par décence envers les éleveurs traumatisés.
• Solidarité locale : Exemple en Ariège, où des éleveurs refusent toute présence au salon par respect pour les troupeaux abattus et angoisse persistante.
Raisons de la Coordination rurale
• Manque de soutien effectif : Macron « n’est pas le bienvenu » car il n’a pas protégé la profession face aux crises ; ils boycottent le petit-déjeuner et déconseillent toute visite à leur stand, risquant un accueil hostile.
• Salon récupéré politiquement : C’est « le salon des agriculteurs, pas des politiciens » ; ils veulent le recentrer sur les producteurs plutôt que sur une vitrine médiatique.
• Décalage annonces-réalité : Décrets non publiés, plans insuffisants (ex. : plan céréales) ; ils rencontreront d’autres élus mais pas l’exécutif lors de l’inauguration.
Ces boycotts s’inscrivent dans une colère plus large, incluant les tensions sur la PAC post-2027 et les accords commerciaux


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