Un mois de février parmi les plus pluvieux à Genève depuis 160 ans

Par : Mohammed CHOUAKI 

Février 2026 à Genève connaît des précipitations exceptionnellement abondantes, avec déjà 145,7 mm enregistrés mi mois à Genève-Cointrin, plaçant ce mois parmi les six plus pluvieux depuis 1864.

Selon Météo Suisse, les pluies persistantes pourraient propulser février 2026 vers le 2e ou 3e rang historique, loin des moyennes habituelles autour de 70-80 mm.

Contexte historique

Les mesures homogénéisées depuis 1864 montrent que ce cumul précoce dépasse largement les années comme 1990 (précipitations abondantes mais non record absolu).

Le mois reste incomplet, mais les averses continues jusqu’au 20 février confirment une anomalie climatique rare pour l’hiver lémanique.

Impacts observés

Douceur inhabituelle associée (températures clémentes), faible enneigement alpin et risques d’inondations locales sur le Plateau Suisse.

Ce bilan s’aligne sur des tendances humides récentes, amplifiées par des perturbations atlantiques intenses.

Les pluies abondantes de février 2026 à Genève ont provoqué des inondations massives, des fermetures de routes et une mobilisation exceptionnelle des secours, sans blessés signalés mais avec des dégâts matériels importants.

Interventions d’urgence

Les pompiers ont réalisé près de 300 à 338 interventions dans 15 communes, surtout au sud (Plan-les-Ouates, Saconnex-d ’Arve), pompant l’eau des caves, garages et parkings souterrains submergés jusqu’à 1,2 m.

3600 appels ont été enregistrés en pleine nuit, avec des arbres tombés (route des Jeunes) et foudre causant départs de feu limités (route de la Capité).

Fermetures et perturbations

Routes inondées et fermées : tranchée des Communes-Réunies (Lancy), Saconnex-d ‘Arve ; autoroute française coupée par coulée de boue à Collonges-sous-Salève (sorties 13-14).[20min]

Activités économiques stoppées (traiteur avec frigos détruits), coupures d’eau/électricité locales, boue et érosions sur berges ; état de catastrophe naturelle demandé en France voisine.

Risques persistants

Surveillance des ponts et cours d’eau (Arve à 20 m³/s, 100 fois la norme), égouts saturés et érosions signalées, amplifiés par sols gorgés d’eau et douceur hivernale.

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