
Par : Mohammed CHOUAKI
Le blé Français, produit phare agricole de l’Hexagone, fait un retour discret sur le marché Algérien après 18 mois d’absence quasi totale.
Contexte du retour
• Une cargaison de 5 000 tonnes de blé tendre et 13 000 tonnes d’orge est prévue pour février 2026, selon FranceAgriMer, marquant la première exportation significative depuis juillet 2024.
• Ce retour timide suit une crise diplomatique (reconnaissance par Macron de la souveraineté Marocaine sur le Sahara Occidental) et une diversification Algérienne vers la Russie, l’Ukraine et l’Argentine pour des prix plus compétitifs.
Implications économiques
• L’Algérie, l’un des plus grands importateurs mondiaux de blé pour le pain quotidien, avait historiquement acheté des millions de tonnes à la France ; ce lot modeste répond à un besoin spécifique de qualité (protéines, force boulangère) face aux difficultés argentines.
• Symbole potentiel de dégel commercial, mais les volumes restent marginaux ; l’Algérie pousse sa production locale pour la sécurité alimentaire.
Ce ‘’grand retour” reste symbolique pour l’instant, sous surveillance des prochains appels d’offres.
L’Algérie a arrêté les importations de blé français en 2024 principalement en réponse à une crise diplomatique avec la France.
Raison diplomatique principale
• La décision suit la reconnaissance par Emmanuel Macron, fin juillet 2024, de la souveraineté Marocaine sur le Sahara Occidental, position perçue comme hostile par Alger qui soutient le Polisario.
• L’Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC) a explicitement exclu les offres Françaises des appels d’offres, interdisant même aux autres fournisseurs de proposer du blé d’origine Française.
Facteurs économiques complémentaires
• Diversification des sources : l’Algérie s’est tournée vers la Russie, l’Ukraine, l’Argentine et le Canada pour des prix plus compétitifs et une meilleure disponibilité, rompant une dépendance historique (jusqu’à 80% des besoins couverts par la France).
• Tensions récurrentes : ce n’est pas la première fois (exclusion en 2021) ; la France était un fournisseur clé pour la qualité (protéines, boulangerie), mais les relations “catastrophiques” ont scellé la rupture.
Ce boycott, effectif dès octobre 2024, a duré 18 mois jusqu’au retour timide en février 2026.

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