MAEP – À la tête du MAEP depuis 2024, que retenir de la Présidence Algérienne ?

Par : Mohammed CHOUAKI

L’Algérie, sous la Présidence d’Abdelmadjid TEBBOUNE, a dirigé le Forum des chefs d’État du Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (MAEP) de février 2024 à février 2026, repositionnant cet outil comme un levier stratégique aligné sur l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Cette présidence tournante s’est achevée lors du 35e sommet à Addis-Abeba, avec un transfert fluide à l’Ouganda.

Contexte d’assomption.

L’Algérie a pris la tête du MAEP en février 2024 dans un contexte de défis continentaux majeurs : gouvernance fragile, instabilité sécuritaire, développement durable et résilience institutionnelle. En tant que membre fondateur, Alger a misé sur ses traditions diplomatiques pour promouvoir le dialogue et des solutions Africaines aux problèmes Africains.

Réalisations clés.

• Adoption et mise en œuvre du Plan stratégique 2025-2028, axé sur professionnalisme, intégrité et performance pour booster l’efficacité du MAEP.

• Renforcement des évaluations de gouvernance : rapports nationaux pour Sierra Leone, Togo, Ghana, Sao Tomé-et-Principe, Zimbabwe ; évaluations intermédiaires pour Mozambique, Djibouti, Nigeria, Namibie.

• Intégration de la gouvernance électronique comme thème prioritaire pour moderniser les administrations publiques Africaines.

• Contribution à la prévention des conflits via un dialogue accru avec le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et activation des alertes précoces.

• Avancées sur l’Agence Africaine de notation de crédit pour une résilience économique adaptée aux réalités du continent ; adhésion de deux nouveaux membres (Centrafrique, Somalie).

Soutien financier et reconnaissance.

L’Algérie a versé une contribution volontaire d’un million de dollars, finançant trois évaluations nationales et deux ciblées, reflétant sa confiance en le MAEP. Les pairs Africains ont salué ce “leadership éclairé” et cet “engagement indéfectible” pour la démocratie et la bonne gouvernance. TEBBOUNE a exprimé la disposition d’Alger à partager son expertise avec l’Ouganda.

Sous la Présidence Algérienne du Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (MAEP), de février 2024 à février 2026, plusieurs réalisations concrètes ont été soulignées par le Président TEBBOUNE lors du 35e sommet à Addis-Abeba.

Plan stratégique.

Le plan stratégique 2025-2028 a été adopté et mis en œuvre, axé sur le professionnalisme, l’intégrité et la performance pour aligner le MAEP sur l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Évaluations de gouvernance.

Des évaluations nationales ont été réalisées pour la Sierra Leone, le Togo, le Ghana, Sao Tomé-et-Principe et le Zimbabwe ; des évaluations intermédiaires pour le Mozambique, Djibouti, le Nigeria et la Namibie, favorisant l’échange d’expériences et l’amélioration des politiques publiques.

Gouvernance électronique.

La gouvernance électronique a été intégrée comme thème prioritaire pour moderniser les administrations publiques Africaines face aux évolutions technologiques.

Prévention des conflits.

Le rôle du MAEP dans la prévention des conflits a été renforcé via un dialogue accru avec le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et l’activation des alertes précoces.

Soutien financier.

L’Algérie a versé une contribution volontaire d’un million de dollars, finançant trois évaluations nationales (dont deux ciblées pour Sao Tomé-et-Principe et le Zimbabwe, et la seconde pour la Sierra Leone) ; deux nouveaux membres ont adhéré (Centrafrique, Somalie). Les pairs africains ont salué ce “leadership éclairé”.

Sous la présidence Algérienne du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), de février 2024 à février 2026, plusieurs pays ont examiné leurs rapports nationaux ou intermédiaires lors des sommets et forums organisés sous cette direction.

Rapports nationaux.

Ces évaluations complètes ont été présentées et discutées pour :

• Sierra Leone (deuxième évaluation nationale)

• Togo

• Ghana

• Sao Tomé-et-Principe (évaluation ciblée)

• Zimbabwe (évaluation ciblée).

Rapports intermédiaires.

Des revues intermédiaires des progrès ont concerné :

• Mozambique

• Djibouti

• Nigeria

• Namibie.

Ces examens ont permis des échanges entre pairs sur les avancées en gouvernance et l’application des recommandations, renforçant l’efficacité du MAEP.

La Présidence Algérienne du MAEP (2024-2026) a eu des impacts concrets pour l’Afrique en renforçant la gouvernance, la stabilité et l’intégration continentale, comme salué par les pairs Africains lors du 35e sommet.

Amélioration de la gouvernance.

Les évaluations nationales et intermédiaires (Sierra Leone, Togo, Ghana, etc.) ont conduit à des changements politiques tangibles, favorisant des politiques publiques plus efficaces et alignées sur l’Agenda 2063 de l’UA. L’intégration de la gouvernance électronique a accéléré la modernisation des administrations dans plusieurs pays, améliorant la transparence et l’efficacité des services publics.

Renforcement de la paix et sécurité.

Le dialogue accru avec le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, via des alertes précoces activées, a contribué à prévenir les conflits et à stabiliser des zones fragiles, incarnant les “solutions africaines aux problèmes africains”.

Soutien économique et adhésions.

La contribution Algérienne d’un million de dollars a financé des évaluations clés, tandis que l’appui à l’Agence Africaine de notation de crédit booste la résilience financière autonome ; deux adhésions nouvelles (Centrafrique, Somalie) élargissent le MAEP à 45 membres. Ces avancées consolident l’unité Africaine et la promotion de la démocratie.

L’Ouganda succédera à l’Algérie à la tête du Forum des chefs d’État et de gouvernement du Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (MAEP) pour un mandat de deux ans, à compter de la fin de la Présidence Algérienne lors du 35e sommet à Addis-Abeba en février 2026.

Détails de la transition.

Le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a annoncé le transfert officiel de la Présidence au Président Ougandais Yoweri Kaguta Museveni, dans un esprit de continuité et de coopération renforcée, conformément aux règles internes du MAEP et aux décisions de l’Union Africaine.

Contexte.

Cette passation marque la fin des deux ans de mandat Algérien (février 2024-février 2026), avec l’Algérie exprimant sa disposition à partager son expertise pour soutenir la nouvelle Présidence Ougandaise, notamment au sein de la troïka incluant le Burundi. L’Ouganda, en tant que membre actif, est attendu pour consolider les acquis en gouvernance et alignement sur l’Agenda 2063.

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