Algerie -Le prix du pétrole Algérien en hausse sur le marché mondial

Par : Mohammed CHOUAKI

Depuis début 2026, le Sahara Blend Algérien est en nette hausse et se situe actuellement dans la tranche haute des bruts OPEP, au‑dessus du prix de référence inscrit dans la loi de finances Algérienne.

Niveau actuel des prix

• Le Sahara Blend se négocie autour de 68–69 dollars le baril fin janvier 2026, contre un Brent voisin de 70 dollars.

• Selon le dernier rapport de l’OPEP, sa moyenne de janvier est d’environ 67,7 dollars le baril, avec une hausse mensuelle de plus de 4 dollars.

• La loi de finances 2026 repose sur un prix de référence de 60 dollars, ce qui crée une marge confortable pour le Trésor Algérien.

Facteurs de la hausse

• Ajustement offre/demande sur le marché mondial de l’énergie, dans un contexte de tensions géopolitiques et de resserrement de l’offre OPEP+.

• Décision de Sonatrach de renforcer la valorisation de son brut en augmentant sa prime par rapport aux références de la mer du Nord.

• Qualité du Sahara Blend (brut léger à très faible teneur en soufre) qui reste très recherché par les raffineries pour les produits légers.

Effets pour l’Algérie

• Recettes en devises en hausse et alimentation du Fonds de régulation des recettes grâce au dépassement du prix fiscal de 60 dollars.

• Plus grande marge de manœuvre budgétaire pour financer les investissements publics et amortir l’inflation importée.

• Renforcement du statut du Sahara Blend comme brut le plus cher de la zone Moyen‑Orient–Afrique du Nord en janvier 2026, devant le Es Sider Libyen.

Cet axe met l’accent sur les retombées fiscales positives pour l’Algérie. Avec un prix dépassant les 67 dollars le baril contre une référence de 60 dollars dans la loi de finances 2026, les recettes pétrolières excèdent les prévisions, alimentant le Fonds de régulation et libérant des marges pour les investissements publics (infrastructures, social).

Les excédent budgétaire potentiel de plusieurs milliards USD, amortissement de l’inflation importée, sans recours à l’austérité malgré les importations en hausse de 28% en 2026.

Angle géopolitique

Ici, explore le positionnement de l’Algérie dans l’OPEP+ et les tensions mondiales (Moyen-Orient, Ukraine). La prime du Sahara Blend sur le Brent reflète un resserrement offert/demande, boosté par les quotas OPEP+ et la qualité du brut (léger, bas soufre).

Lie cela à la diplomatie Algérienne : diversification vers l’Asie/Europe, négociations gaz avec l’Italie, et contrepoids au Maroc sur l’énergie maghrébine.

Les atouts : intégrer des enjeux sécuritaires (Sahel) et le rôle croissant de Sonatrach face à TotalEnergies/ENI.

Angle marché pétrolier

Focalise sur les dynamiques techniques : record de hausse MENA (+4 USD/mois), surpassant Es Sider libyen et panier OPEP (62 USD).[algerie360 +1]

Analyse les drivers (demande chinoise, stocks US bas, hiver européen) et risques (transition verte, surproduction US shale).

| Indicateur | Sahara Blend | Brent | Panier OPEP |

|————————-|————–|——-|————-|

| Prix janv. 2026 (USD) | 67,7[web:7] | 64,7[web:10] | 62,3[web:7] |

| Hausse mensuelle | +6 %[web:7] | +5 %[web:10] | +4 %[web:7] |

| Prime vs référence LF | +12 %[web:1] | – | – |

Le Sahara Blend Algérien connaît une hausse marquée début 2026, offrant une opportunité stratégique pour l’économie nationale. Parmi les angles proposés, celui macro-budgétaire est le plus impactant vu les enjeux actuels de résilience post-TEBBOUNE.

Contexte de la hausse

Le brut Algérien s’échange autour de 68 dollars le baril fin janvier, dépassant le Brent (64-65 dollars) et la référence fiscale de 60 dollars fixée dans la loi de finances 2026.

Cela génère un excédent pétrolier estimé à plus de 4 milliards USD sur les deux premiers mois, grâce à une prime de 12% sur la référence budgétaire.

Sonatrach valorise ainsi sa qualité premium (léger, faible soufre), très prisée des raffineries Asiatiques et Européennes.

Impacts budgétaires immédiats

Les recettes excédentaires alimentent directement le Fonds de régulation des recettes (FRR), passé de 13 à près de 17 milliards USD en prévision 2026.

Cela libère 2-3 milliards pour les investissements prioritaires : logements (1 million d’unités), autoroutes (Est-Ouest phase 2), et subventions sociales face à l’inflation importée (blé, engrais).

Déficit budgétaire réduit de 12% à 8-9% du PIB, évitant tout recours à l’endettement extérieur malgré les importations en hausse de 28%.

| Indicateur budgétaire | Hypothèse base (60 USD) | Scénario hausse (68 USD moyen) | Gain estimé |

| Recettes pétrolières | 45 milliards USD[web:1] | 52 milliards USD[web:1][web:11]| +7 milliards |

| Excédent FRR fin 2026 | 15 milliards USD[web:11]| 20 milliards USD | +5 milliards |

| Croissance PIB | 3,8 %[web:11] | 4,5 % | +0,7 point |

| Marge investissements publics | 20 milliards USD | 24 milliards USD[web:12] | +4 milliards |

Ces chiffres positionnent l’Algérie en “découplage positif” vis-à-vis des chocs pétroliers passés, renforçant la souveraineté via diversification (gaz, mines).

Enjeux et perspectives

À court terme, amortissement des pressions sociales (emploi jeunes, pouvoir d’achat) sans austérité. À moyen terme, accélération de la transition énergétique (solaire, H2 vert) pour sécuriser les revenus post-2030.

Risque principal : volatilité géopolitique (OPEP+, Moyen-Orient) pouvant inverser la tendance, d’où l’urgence d’un Fonds souverain élargi.

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