
Par : Mohammed CHOUAKI
Les six principaux candidats aux municipales de Paris 2026 – Rachida Dati (LR), Emmanuel Grégoire (PS), Sophia Chikirou (LFI), Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sarah Knafo (Reconquête) et Thierry Mariani (RN) – ont des positions contrastées sur la sécurité, le logement et la petite enfance, à six semaines du premier tour les 15 et 22 mars.
Sécurité :
Tous placent la sécurité en priorité face aux incivilités et agressions dans le métro ou les arrondissements.
Emmanuel Grégoire propose +1000 agents de Police Municipale, des kiosques par arrondissement et brigades nocturnes à vélo.
Sophia Chikirou refuse les caméras mais mise sur la prévention sociale.
Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel veulent une coopération accrue avec la Préfecture de Police et plus de répression.
Sarah Knafo et Thierry Mariani prônent une ligne dure avec expulsion des délinquants étrangers et armement des agents.
Logement :
La crise du logement social divise :
Pierre-Yves Bournazel veut le réserver prioritairement aux travailleurs Parisiens (soignants, enseignants, forces de l’ordre) et repenser les attributions pour éviter les trajets interminables.
Rachida Dati critique l’austérité hidalgiste et vise une construction massive sans augmenter les impôts.
Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou défendent plus de logements sociaux ; les candidats d’extrême droite insistent sur la fin des attributions à des non-résidents.
Petite enfance :
Les crèches et périscolaires sont un enjeu fort post-scandales 2025.
Pierre-Yves Bournazel ambitionne des crèches en pied d’immeuble pour chaque nouveau projet immobilier, plus de places en conservatoire sans tirage au sort, et une alimentation saine en cantine.
Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou veulent embaucher pour un meilleur encadrement,
Rachida Dati et Bournazel refusent d’augmenter les dépenses globales mais appliquent l’interdiction d’animateurs seuls avec un enfant.
Les six principaux candidats aux Municipales de Paris 2026 (Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, Sophia Chikirou, Pierre-Yves Bournazel, Sarah Knafo et Thierry Mariani) placent tous la propreté au cœur de leurs programmes, critiquant les lacunes actuelles malgré un budget de 800 millions d’euros annuels. Ils divergent sur privatisation, sanctions et organisation, avec des propositions récentes détaillées dans la presse.
Rachida Dati (LR)
Elle vise une propreté 24h/24 via une réorganisation de la direction, avec des brigades d’intervention rapide confiées aux Maires d’arrondissement volontaires et un budget dédié. Dati envisage l’externalisation partielle de la collecte, un plan d’investissement pour moderniser le matériel et des réunions trimestrielles avec les riverains pour cibler les points noirs.
Emmanuel Grégoire (PS)
Il reconnaît des “ratés” passés et refuse la privatisation, préférant renforcer les sanctions avec des amendes plus lourdes contre les incivilités. Grégoire propose d’optimiser les fréquences de collecte et d’améliorer la qualité du service public sans externalisation.
Sophia Chikirou (LFI)
Elle prône la remunicipalisation totale des services, une égalité des quartiers (y compris populaires) et l’augmentation des effectifs d’éboueurs fidélisés localement pour favoriser le respect. Chikirou mise sur le zéro déchet avec composteurs de proximité et ateliers de réparation collective.
Pierre-Yves Bournazel (Horizons)
Favorable à la privatisation de la collecte pour plus d’efficacité, rémunérée à la performance via constats d’huissier. Il veut un numéro vert pour signalements citoyens, des opérations coup de poing et une récompense pour les concierges investis.
Sarah Knafo (Reconquête)
Elle soutient la privatisation et une ligne dure contre les incivilités, avec optimisation des itinéraires et verbalisations massives pour une ville “propre en permanence”.
Thierry Mariani (RN)
Similaire à Knafo, il insiste sur la privatisation, un site dédié aux signalements et une délégation aux entreprises privées en concurrence, pour des résultats mesurables et une propreté “exemplaire”.

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