
L’Algérie et l’Arabie Saoudite entretiennent des relations diplomatiques marquées par des hauts et des bas, avec des tensions historiques liées au Sahara Occidental, à la Syrie et à l’Iran, mais un renforcement récent des liens économiques et sécuritaires.
Relations diplomatiques.
Les deux pays, membres de la Ligue Arabe, de l’OPEP et de l’OCI, maintiennent des Ambassades mutuelles à Alger et Riyad. Des frictions ont surgi lors de sommets Arabes récents, comme l’absence du Prince héritier Saoudien Mohammed ben Salmane au sommet d’Alger en 2022 pour raisons de santé, et la non-participation de TEBBOUNE au sommet de Djeddah, perçue comme une riposte.
En janvier 2026, une visite du Ministre Saoudien de l’Intérieur à Alger a signalé un rapprochement sécuritaire, potentiellement contre l’influence émiratie au Sahel.
Coopération économique.
Les échanges commerciaux ont atteint environ 1 milliard de dollars en 2024, avec une croissance des investissements Saoudiens en Algérie. Cinq accords ont été signés en avril 2025 dans le tourisme, le commerce et l’industrie lors d’un forum à Alger, visant emplois et transferts de compétences.
Des contrats supplémentaires en février et octobre 2025 portent sur l’export agroalimentaire et pharmaceutique Algérien vers Riyad.
Enjeux régionaux.
Les divergences persistent sur le Sahara Occidental (Soutien Saoudien au Maroc) et la Syrie, où l’Arabie Saoudite a réconcilié sans inviter Alger en 2023.
Cependant, une convergence émerge sur la stabilité au Sahel et en Libye, renforcée par des échanges récents comme la lettre de MBS à TEBBOUNE en octobre 2025.
L’Algérie reste un grand contributeur au pèlerinage à La Mecque, avec des centaines de milliers de hadjis annuels.

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