
Les États-Unis ont réactivé l’African. Growth and Opportunity Act (AGOA) pour une durée d’un an, jusqu’au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif au 30 septembre 2025, date de son expiration précédente.
Cet accord, signé le 3 février 2026 par le Président Donald Trump, permet à environ 30 pays Africains (comme l’Angola, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, Madagascar et le Sénégal) d’exporter une large gamme de produits vers les États-Unis sans droits de douane, sous réserve de critères comme le pluralisme politique et la lutte contre la corruption.
Contexte historique.
L’AGOA a été lancé en 2000 sous la Présidence de Bill Clinton pour favoriser les échanges commerciaux avec l’Afrique.
Il constitue un pilier des relations économiques entre Washington et le continent africain, couvrant des produits variés des vêtements aux ignames et aux véhicules.
Enjeux actuels.
La reconduction, initialement prévue pour trois ans par la Chambre des représentants, a été limitée à un an par le Sénat après un blocage législatif.
L’administration Trump a utilisé l’accord comme levier, liant sa prolongation à une meilleure ouverture des marchés Africains aux produits Américains et à l’accueil de personnes expulsées des États-Unis, dans une logique “America First”.
Le représentant au commerce Jamieson Greer vise à moderniser l’AGOA pour mieux protéger les intérêts agricoles et industriels Américains.
L’AGOA réactivé pour un an offre un répit économique crucial aux pays Africains éligibles, évitant des pertes massives d’emplois dans des secteurs comme le textile et l’habillement. Sans cette prolongation, des nations comme le Kenya, Madagascar ou le Lesotho risquaient des droits de douane doublant à 20% ou plus sur leurs exportations manufacturières, freinant leur industrialisation.
Impacts économiques.
La réactivation préserve environ 66 000 emplois directs, majoritairement féminins, et soutient les exportations de produits légers vers les États-Unis, estimées à plusieurs milliards de Dollars annuels avant expiration.
Elle limite la dépendance aux matières premières pour des pays diversifiant leur économie, bien que les exportateurs miniers comme l’Angola ou le Nigeria soient moins affectés.
Perspectives.
Cette extension courte (jusqu’à fin 2026) pousse à une modernisation de l’AGOA, avec des exigences renforcées sur la gouvernance, les droits humains et l’ouverture aux produits Américains.
Les pays Africains pourraient accélérer la ZLECAf pour plus d’autonomie commerciale, tandis que Washington vise à contrer l’influence chinoise via des accords bilatéraux ciblés.
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